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Caféine en excès : ce que vos boissons préférées cachent réellement pour votre santé

a publié cette semaine et que relaie le Daily Mail.

Caféine en excès : ce que vos boissons préférées cachent réellement pour votre santé

Le verdict Which? qui réveille plus que votre palais

Stop. Avant de commander votre prochain « cappuccino medium », jetez un œil à ce que l'association de consommateurs britannique Which? a publié cette semaine et que relaie le Daily Mail. Les grandes chaînes — Costa, Caffè Nero, Greggs, Pret, Starbucks — ont été passées au crible sur leurs espresso, cappuccino, latte, americano, flat white, filtre et même leurs matchas. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que derrière le mot « café » se cachent des réalités qui n'ont plus grand-chose à voir entre elles.

Quelques chiffres qui piquent. Le cappuccino moyen chez Costa affiche 325 mg de caféine, soit l'équivalent de quatre canettes de Red Bull et plus de 80 % du plafond journalier recommandé par l'EFSA, fixé à 400 mg. Même punition pour leur americano moyen (325 mg). Greggs et Caffè Nero suivent avec 235 et 221 mg sur leur cappuccino. À l'inverse, Starbucks reste sage: 89 mg dans son cappuccino, 89 mg dans son americano. Et l'espresso? Chez Pret, un seul shot contient 180 mg — quatre fois celui de Starbucks (45 mg). Le filtre, autre surprise: 271 mg chez Pret, 210 mg chez Starbucks.

Ce que j'observe depuis des années derrière mon comptoir: la variabilité ne vient pas de la torréfaction, mais bien de l'espèce de graine et du grammage en shots. Selon les experts cités par AOL.ca, l'Arabica contient naturellement moins de caféine que le Robusta, qui peut en porter jusqu'à deux fois plus. Robusta: meilleur rendement, plus résistant aux aléas climatiques, donc moins cher — mais aussi plus amer. Ce n'est pas un hasard si certaines chaînes misent dessus pour gonfler l'effet « kick » sans toucher au prix de la tasse. Le format compte également: d'après l'enquête, un grand cappuccino Costa contient quatre shots d'espresso contre trois pour un petit flat white.

Et minute par minute, que fait-il à votre corps?

Le Daily Mail a chronométré le parcours de la caféine, et c'est là que ça devient intéressant pour nous, adeptes des extractions propres. D'après les experts interrogés, il faut environ 10 minutes pour que la caféine apparaisse dans le sang — l'absorption démarre dès la bouche et l'estomac, mais l'essentiel se joue dans la première portion de l'intestin. Le pic sanguin arrive entre 30 minutes et une heure après la première gorgée. Avant même que la molécule n'atteigne le cerveau, les récepteurs gustatifs envoient déjà des signaux aux zones liées à l'éveil et à la récompense — d'où ce « lift » immédiat que beaucoup attribuent à la caféine elle-même, alors qu'il s'agit souvent, selon ces mêmes experts, d'un effet placebo solidement ancré.

Le Dr Gregory Marcus, chef de cardiologie pour la recherche à l'Université de Californie, rappelle le cadre général: pour la plupart des adultes, jusqu'à 400 mg par jour — environ cinq tasses — sans sucre ajouté, restent sans danger et n'augmentent pas le risque cardiovasculaire. Au-delà, le rapport bénéfice/risque bascule. Le rappel utile pour qui consomme du café de chaîne: ce n'est pas la caféine en soi qui pose question, c'est l'accumulation invisible. Trois « petits » cafés pris à l'extérieur peuvent très bien représenter 600 mg avant midi, sans qu'on s'en aperçoive.

Ce que je faisais, et ce que je fais maintenant

Premier réflexe à adopter: demander le grammage en grains ou en shots, pas seulement le nom de la boisson. Un cappuccino à quatre shots chez Costa et un cappuccino à un shot chez Starbucks partagent le même mot — pas la même tasse. Deuxième réflexe, plus barista: si vous tenez à l'effet « wake-up » matinal, mieux vaut un espresso bien extrait — Arabica de torréfaction claire, eau à 92–94 °C — qu'un grand gobelet dont vous ne maîtrisez ni l'origine ni la dose. Troisième réflexe, mon dada du moment: explorer le côté matcha. Which? a aussi mesuré les versions green tea latte — 99 mg chez Costa, 57 mg chez Starbucks, plus une étoile chez Starbucks que son propre espresso. Une caféine plus douce, étalée dans le temps grâce à la L-théanine du thé vert, avec une courbe d'énergie bien moins accidentée qu'un shot d'espresso dopé au Robusta.

Reste l'essentiel, celui que je martèle à chaque dégustation: « medium » n'est pas une unité de mesure, c'est un mot marketing. C'est précisément cette confusion qui nous fait croire que l'on consomme « un café » alors qu'on avale parfois, en une seule tasse, l'équivalent de quatre expressos. La clarté mentale commence là — avant même la première gorgée.