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L'explosion du matcha en Inde : pourquoi la poudre verte s'invite dans nos rituels

D'après les tendances Google Search relayées par Asianet Newsable, les recherches « how to make matcha » ont bondi de 1 300 % en Inde sur l'année écoulée, signe que la poudre verte japonaise sort…

L'explosion du matcha en Inde : pourquoi la poudre verte s'invite dans nos rituels

L'engouement pour le matcha ne connaît plus de frontières. D'après les tendances Google Search relayées par Asianet Newsable, les recherches « how to make matcha » ont bondi de 1 300 % en Inde sur l'année écoulée, signe que la poudre verte japonaise sort définitivement du comptoir pour s'installer dans les cuisines domestiques.

Le rituel à la maison, nouveau terrain de jeu

Ce qui m'intéresse ici, c'est moins le chiffre que ce qu'il révèle. Quand les requêtes pour « matcha whisk » et « matcha bowl » explosent en parallèle de celles pour la préparation elle-même, c'est tout un cérémoniel qui se réapproprie. Exit la capsule industrielle, place au chasen et à la céramique. En Inde, on ne se contente plus de boire du matcha, on apprend à le fouetter, à doser, à comprendre sa mousse.

Le mouvement va plus loin. Les recherches pour « matcha protein » ont grimpé de 2 500 %, celles pour « matcha health » de 1 000 %. On touche au profil fonctionnel de la feuille et à l'intérêt nutritionnel qui l'entoure. Pour qui cherche une alternative au café classique, l'engouement autour du matcha révèle un vrai changement de réflexe de consommation.

Côté gourmandise, l'été indien a vu fleurir des variantes expressives: « mango matcha » (+200 %), « strawberry matcha » (+400 %), puis « dirty matcha » et « coconut matcha » à la mousson. Delhi, Goa et Chandigarh trustent le podium des « matcha near me ». Je note que cette créativité saisonnière rejoint ce qu'on observe aussi dans nos coffee shops — la tendance n'a rien de régional.

Au-delà de la tasse: le matcha migre vers la salle de bain

Et c'est là que ça devient passionnant pour nous, à bioti.fr. Car le matcha déborde désormais du mug. Les recherches pour « matcha enzyme scrub », « matcha face wash », « matcha candle », « matcha perfume » ont toutes pris l'ascenseur — tout comme, plus surprenant, « matcha shoes ». On retrouve dans les cosmétiques la même dynamique que dans la boisson: un ingrédient végétal brut qui devient un objet de curiosité à part entière.

Le parallèle avec l'univers skincare est évident. Pour les marques et formulateurs qui suivent ces signaux, la demande indienne confirme ce qu'on pressent déjà dans nos routines hexagonales: on veut du vert, du végétal, du sensoriel.

Deux autres profils méritent qu'on garde un œil dessus. L'ube, cet igname violet philippin, a atteint un pic de recherche historique en août 2026, porté par sa couleur naturelle et son profil sucré terreux. Le hojicha, lui, attire pour une raison différente: c'est un thé vert japonais torréfié, donc plus profond, plus noisetté, beaucoup moins herbacé que le matcha. Pour qui trouve le matcha trop végétal, le hojicha offre une alternative plus douce, à tester en parallèle.

Ce que je surveille concrètement

Trois choses. Premièrement, la qualité de la poudre qui arrive avec cette demande: quand 1 300 % de curieux se mettent à acheter un chasen, beaucoup vont tomber sur des produits mal stockés ou de qualité douteuse. Vérifiez la couleur — un vert vif, pas kaki terne — et la traçabilité d'origine. Deuxièmement, l'effet d'entraînement ube et hojicha dans nos rayons: si la courbe indienne se reproduit en Europe, préparez-vous à voir ces noms débarquer dans vos boutiques bio d'ici quelques mois. Troisièmement, les formulations cosmétiques matcha: quand l'intérêt de recherche grimpe autant côté boisson que côté soin, c'est un signal à creuser pour quiconque compose ou sélectionne des actifs végétaux.

Au fond, la leçon est universelle: un ingrédient végétal passionnel finit toujours par migrer de l'assiette à la salle de bain. L'Inde nous montre simplement la voie en accéléré.